Les extensions à toit plat se sont multipliées dans les quartiers résidentiels de Wavre, de Rixensart ou d'Ottignies-Louvain-la-Neuve. Cuisine ouverte sur le jardin, bureau, garage transformé : elles offrent une surface de toit qu'on peut laisser nue ou végétaliser.
La toiture végétale extensive, la plus courante, se compose d'un tapis de sedum, des plantes grasses peu exigeantes, posé sur un substrat léger de quelques centimètres. Elle ne se traite pas comme un jardin : on n'y marche pas, on l'entretient peu.
Combien coûte une toiture végétale ?
Sur une étanchéité existante en bon état et compatible, la végétalisation extensive coûte entre 60 et 110 € TVA comprise par m². Le prix comprend la couche de protection anti-racines si elle manque, le drainage, le substrat et les plantes ou tapis précultivés.
Si l'étanchéité doit être refaite, ce qui est fréquent sur un roofing de plus de vingt ans, le chantier complet avec isolation, EPDM neuf et végétalisation se situe entre 190 et 300 €/m². Les petites surfaces coûtent plus cher au m² que les grandes.
Ma toiture peut-elle porter de la végétation ?
C'est la première question à poser, avant toute autre. Une toiture extensive saturée d'eau pèse entre 60 et 150 kg/m². Une structure en béton le supporte presque toujours. Une toiture plate légère sur gîtes en bois, fréquente sur les annexes, doit être vérifiée et parfois renforcée.
Demandez à l'entreprise de confirmer par écrit la charge admissible, ou faites intervenir un ingénieur en stabilité pour les grandes surfaces. Ce contrôle coûte peu au regard du chantier.
L'étanchéité, le vrai sujet
Sous la végétation, c'est l'étanchéité qui protège la maison. L'EPDM est souvent choisi, car il résiste aux racines quand il est certifié pour cet usage. Le roofing bitumineux demande une couche anti-racines spécifique.
Une fuite sous une toiture verte est plus difficile à localiser que sous un roofing nu. Il faut donc partir d'une étanchéité neuve ou en parfait état, avec des relevés bien traités contre les murs et autour des évacuations.
La pente et l'évacuation
Une toiture extensive se pose sur une pente faible, de 2 à 15 % en règle générale. Les évacuations doivent rester accessibles, protégées par une bande de gravier et un regard de visite. Un trop-plein évite que l'eau ne monte en cas d'orage.
Quels sont les avantages réels ?
La toiture verte retient une partie de l'eau de pluie et la restitue lentement, ce qui soulage les égouts lors des orages. Plusieurs communes wallonnes encouragent cette gestion de l'eau à la parcelle. Renseignez-vous auprès de la vôtre.
Elle protège aussi l'étanchéité des ultraviolets et des écarts de température, ce qui prolonge sa durée de vie. Enfin, elle limite la surchauffe de la pièce en dessous, un vrai gain pour une extension vitrée orientée au sud.
Quel entretien prévoir ?
Une à deux visites par an suffisent pour une toiture extensive : retirer les plantes indésirables, comme les jeunes bouleaux, contrôler les évacuations et compléter le sedum là où il s'est éclairci. Un apport d'engrais léger peut être utile après quelques années.
Pour les autres toitures de la maison, la page consacrée à l'entretien annuel de toiture détaille ce qu'il faut vérifier. Et si le toit plat fait partie d'une rénovation plus large, voyez aussi la page sur la rénovation de toiture.
Dans quels cas une toiture végétale n'est-elle pas conseillée ?
- Une annexe légère en bois dont la structure ne peut pas être renforcée à coût raisonnable.
- Un roofing ancien qu'on ne souhaite pas remplacer : végétaliser par-dessus revient à cacher une fuite à venir.
- Une toiture inaccessible pour l'entretien, sans fenêtre ni échelle possible : elle se couvrira de plantes non désirées.